Pascal Robert

Collages

‘New Heritage II’ (collages), 2008, paper collage and inkjet print on paper, 280 x 200 cm
Exhibition view at Ex-Machina, Geneva

Pascal Robert – New Heritage II (collages)

Following in the Geneva tradition of narrative abstraction, HEAD (Geneva University of Art and Design) graduate Pascal Robert speaks in minimalist philosophical terms of the confrontation between modern architecture and the individual.

The gallery window is covered entirely with an English language text on the union of all art forms. The hand-written citation is taken from Piet Mondrian’s essays “The New Plastic in Painting” and the text is at once both formally ornamental and criss-crossing. As you enter the new Galerie Ex-Machina in Geneva, you are immediately confronted by a monumental collage and a series of small-format works following the same principle: black and white portrait photographs of elegant ladies from the 1930s and 40s are partly covered over by white sheets of paper in the form of precisely aligned, geometrical structures,  principally rectangles. Through the individual works and, indeed, through the presentation of the exhibition itself, Pascal Robert has, by adding space and by removing it, taken a stance on the relationship between modern architecture and the individual, between abstraction and individuality.

Anyone acquainted with the artist’s previous work will be familiar with his abstract portraits or self-selected, time-limited families. In this project, he removes from the photographs the very depth which is added by the surfaces affixed above them. Drawing on an essential formal element of modern abstract art, he effectively cancels out pictorial space. At the same time, the fact that he conceals individual facial traits leads to the loss of individual identities in the people portrayed and thus to their becoming anonymous, reducing them to an existence that is detached from the individual. Alongside hints at the triumph of perfect forms over nature, hints at our incapacity to grasp the essence of man, and hints at the power and effectiveness of art, these works present a utopian redefinition of human portrayal. And wherever the observer interacts with the pictures, he fulfils the demands of the De-Stijl architects, of Mondrian’s Neoplasticism and of Theo van Doesburg’s Elementarism: man as man must stand in and of himself at the centre of the spatial action. 10/ 2008

Oliver Orest Tschirky, independent curator and art critic. He lives and works in Zurich and St. Gallen, Switzerland.

Translation: Gidon Mead, Geneva

‘New Heritage II’ (collages), 2008, paper collage and inkjet print on paper, each 30 x 21 cm
Exhibition view at Ex-Machina, Geneva

Pascal Robert – New Heritage II (collages)

Dans la tradition genevoise de l’abstraction narrative, Pascal Robert, diplômé de l’HEAD (Haute école d’art et de design – Genève) traite de la confrontation entre l’architecture moderne et l’individu en termes philosophiques minimalistes.

La vitrine de la galerie  est entièrement recouverte d’un texte anglais parlant de l’unification de toutes les formes d’art. Cette citation, reproduisant le manuscrit original, est tirée des essais de Piet Mondrian « le nouveau mode d’expression ». Formellement ce texte se distingue par son caractère ornemental-décoratif et grillagé. En pénétrant dans la nouvelle galerie, Ex-Machina à Genève, le regard du visiteur est confronté à un immense collage ainsi qu’à une série d’œuvres de petit format conçue sur le même principe : des portraits photographiques noir  blanc de femmes élégantes des années trente et quarante sont partiellement recouverts de feuilles de papier blanc, alignées avec précision et formant des structures géométriques, principalement rectangulaires. Par ses œuvres et à travers leur mise en scène, Pascal Robert, en ajoutant et en déplaçant des espaces, prend position dans la relation entre architecture moderne et individu, entre abstraction et individualité.

Ceux qui connaissent les travaux réalisés jusqu’à ce jour par l’artiste sont familiers de ses portraits abstraits ou choisis de « familles temporaires ». Concernant ses travaux actuels, il enlève de la profondeur à ses photographies, grâce aux éléments qu’il superpose. Il supprime pour ainsi dire l’espace de l’image avec un élément essentiel de l’abstraction moderne. En recouvrant, dans le même temps, les traits du visage de ses personnages, Pascal Robert provoque une perte d’identité, qui crée une situation d’anonymat et donc une réduction à une existence déliée de l’individu. Ses travaux font allusion au triomphe des formes parfaites sur la nature, à l’incapacité de comprendre véritablement l’homme, ainsi qu’au pouvoir et à l’efficacité de l’art. Mais ils sont également une redéfinition utopique du portrait humain. Et lorsque le contemplateur se penche sur ces images, il répond aux demandes des architectes de De-Stijl, au néoplasticisme de Mondrian et à l’élémentarisme de Theo van Doesburg : l’homme, en tant que tel, doit être au centre de l’action spatiale. 10/2008

Oliver Orest Tschirky est commissaire d’exposition et critique d’art indépendant, il vit et travaille à Zurich, Suisse.

09, No 94, paper collage on print, 280 x 200 cm

‘New Heritage II’ (no 94), 2008, paper collage and inkjet print on paper, 280 x 200cm

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